JAH MASON

Jamaique
Dub club arena

Membre de l’ordre rasta des Bobo Ashanti, comme Sizzla ou Capleton, Jah Mason a marqué au fer rouge la vague one drop du début des années 2000.

Avec plus d’une dizaine d’albums à son actif, l’artiste a pourtant connu une carrière en dents de scie, ne voyant finalement dans la musique qu’un moyen d’expression comme un autre.
Né dans la paroisse de Manchester en Jamaïque, Andre Johnson développe très vite des facilités indéniables pour le chant. S’il compte dans sa famille quelques artistes dont Tony Rebel, c’est pourtant avec Junior Reid qu’il fait ses débuts. Son premier single « Sellassie Call We » sort en 1991 sous le surnom de Perry Mason, dont l’artiste a hérité pour sa faculté à résoudre les conflits. Après avoir trouvé sa voie spirituelle, il devient Jah Mason. Il rencontre rapidement Capleton et rejoint son crew David House, qui compte aussi parmi ses rangs un certain Jah Cure.  Ensemble, Jah Mason et Jah Cure  poseront  l’inoubliable « Run Come Love Me » pour le label Harmony House de Beres Hammond en 1998. Son premier album « Keep Your Joy » fera une sortie mondiale en 2002. Il enregistre la même année pour les allemands de Pow Pow Movement sur le Celebrate Riddim. Cette série dancehall rencontre un énorme succès, et le titre « Hill Vibes » de Jah Mason se fait particulièrement remarqué. La machine est lancée, et elle sera très productive. Le jamaïcain tiendra le rythme d’un voire deux albums par an pendant plusieurs années.

La consécration arrive en 2005, avec « My Princess Gone ». Jah Mason y chante avec les tripes son amour perdu et le monde est conquis. La chanson devient un énorme hit partout dans le monde et lui offre son premier classement dans les charts jamaïcains. Le titre sortira sur l’album « Princess Gone… The Saga Bed » en 2006. Deux de ses opus les plus intéressants suivront : Wheat and Tears en 2006 puis Life is Just a Journey, produit par le français Frenchie de Maximum Sound, en 2007. Des titres comme « Mama Earth » ou l’hymne à la marijuana « Mi Chalwa » retentissent particulièrement et Jah Mason devient l’un des artistes jamaïcains les plus en vogue en Europe. Le deejay se produit plusieurs fois dans la majorité des pays du continent et sur tous les festivals. Il collabore également avec de nombreux producteurs et artistes européens. Côté français, on aura pu l’entendre partager le micro avec Danakil ou Dub Inc.
Jah Mason se disperse ensuite dans des productions trop variées aux influences de plus en plus hip-hop, à l’image de « Keep Ya Head Up » en 2011 chez les américains de Rastar Records. Il négocie aussi assez mal le virage numérique.